8.9
Taylor 214ce DLX
Taylor 214ce DLX
Taylor · · à partir de 721€
Grand Auditorium électro-acoustique Épicéa Sitka massif Sapele, touche ébène Préampli Taylor ES2 Mexique
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721 €
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⏱ Prix constatés avril 2026 — vérifier avant achat
SonFabric.JouabilitéPolyvalenceQual-Prix
Profil de performance
Scores détaillés
Son9.1/10
Fabrication9/10
Jouabilité9.3/10
Polyvalence8.8/10
Qualité/Prix7.5/10
✓ Le Bon
Son équilibré avec des aigus brillants signature Taylor
Manche fin ultra-confortable, jouabilité exceptionnelle
Préampli ES2 qui capture fidèlement le son acoustique
Finition DLX haut de gamme avec binding et incrustations
✗ À Améliorer
Fond et éclisses en layered (pas massif)
Prix élevé dans la gamme intermédiaire
Son parfois jugé trop brillant pour fingerpicking doux

Taylor 214ce DLX : Avis & Test (2026)

Fiche Technique Détaillée

CaractéristiqueDétail
TypeGrand Auditorium électro-acoustique avec pan coupé
TableÉpicéa Sitka massif
Manche / toucheSapele / ébène
ÉlectroniquePréampli Taylor ES2 (3 capteurs piézo derrière chevalet)
OrigineAtelier Taylor Tecate, Mexique
Prix constaté721€

Ce qu'il faut retenir : la table en Sitka massif est le moteur acoustique, le fond et les éclisses en layered palissandre sont la concession budgétaire (parfaitement assumée, d'ailleurs, par Taylor qui maîtrise ce procédé mieux que quiconque), et l'ES2 est l'arme de scène. La finition DLX ajoute du binding ABS, des incrustations de touche plus généreuses et un étui rigide inclus selon les millésimes — vérifiez toujours avec le revendeur.

Prise en Main

Dès la sortie de l'étui, on reconnaît la courbure Grand Auditorium : plus svelte qu'une dreadnought, plus galbée qu'un parlor, elle épouse le corps sans l'encombrer. Le poids reste contenu, l'équilibre sur sangle est impeccable — point crucial pour les guitaristes debout, notamment sur scène. Le pan coupé n'est pas un gadget esthétique : il libère l'accès jusqu'à la 14e frette sans contorsion, ce qui change tout pour qui aborde des grilles jazz ou des voicings étendus.

Le manche, taillé en sapele avec une largeur au sillet de 42,8 mm, affiche le profil fin signature Taylor. La sensation est immédiate : les accords barrés descendent tout seuls, les arpèges ne demandent aucun effort de la main gauche, les changements de position sont fluides. Les guitaristes qui viennent d'une Gibson ou d'une Martin sentiront peut-être un léger manque de « matière » sous la paume les premières heures — question d'habitude, pas de qualité.

L'action d'usine est basse, calibrée par l'atelier mexicain Taylor Tecate, dont le contrôle qualité n'a plus rien à envier à El Cajon. On peut jouer immédiatement sans passer chez un luthier. Branchée sur une table via l'ES2, la guitare restitue un son acoustique net, sans la coloration piézo métallique qui gâche tant de systèmes concurrents : c'est là que Taylor fait la différence, et c'est exactement pour ça qu'on investit 721€ plutôt que 450€ dans une équivalente.

Son et Caractère Acoustique

Débranchée, la 214ce DLX offre un équilibre tonal caractéristique de Taylor : des aigus brillants et clairs, des médiums légèrement en retrait, et des basses contrôlées qui ne bavent jamais. Ce n'est pas le son chaud d'une Martin dreadnought, ce n'est pas non plus la rondeur boisée d'une Seagull en cèdre. C'est une signature propre, plus moderne, plus « studio-ready » : chaque note est parfaitement articulée, chaque accord reste lisible même en strumming soutenu. Les guitaristes qui enregistrent régulièrement apprécieront immédiatement cette lisibilité qui facilite le mixage.

Le format Grand Auditorium produit un volume légèrement inférieur à celui d'une vraie dreadnought, mais compense largement par l'équilibre. En fingerpicking, les lignes de basse alternées restent précises, les mélodies des cordes aiguës ne se font jamais noyer. En strumming, la guitare répond avec autorité sans jamais sonner brouillon. Ce sont ces qualités d'articulation qui la rendent compatible avec pratiquement tous les styles de guitare acoustique, du folk au bossa nova, de la ballade pop au bluegrass d'accompagnement.

Un détail que beaucoup de tests négligent : le comportement des cordes neuves vs cordes rodées. Les cordes Elixir Phosphor Bronze HD Light montées d'origine sonnent un peu trop brillantes pendant les deux premières semaines. Après un mois de jeu régulier, le timbre s'équilibre et les médiums gagnent en chair — c'est le moment où la 214ce DLX révèle son véritable caractère. Prévoir ce rodage initial fait partie du processus normal de prise en main.

Pour Qui ?

Débutant motivé (à partir de 18 mois de pratique) : c'est un saut qualitatif risqué mais récompensé. Si vous êtes sûr de continuer et que vous avez déjà retourné une première guitare à 200€, la 214ce DLX vous accompagnera au-delà du palier de progression où 80% des débutants abandonnent. Attention toutefois au budget : 721€ engagent une vraie réflexion, et un passage en magasin pour l'essayer reste fortement conseillé.

Intermédiaire qui cherche LA guitare pour dix ans : c'est exactement sa cible. À ce stade, vous savez ce que vous aimez sonore­ment, vous jouez régulièrement, vous envisagez peut-être vos premières scènes. La 214ce DLX tient tous ces rôles sans compromis majeur.

Confirmé polyvalent : idéale comme guitare de studio d'appoint ou comme deuxième instrument de scène. Les professionnels qui tournent avec une Martin ou une Gibson premium ajoutent souvent une Taylor pour les titres amplifiés : l'ES2 fait tout le travail. Pour le home-studio personnel, c'est un instrument qui s'enregistre bien au micro statique ET en direct line-in, ce qui simplifie considérablement les sessions de composition rapide.

En revanche, si vous êtes un puriste acoustique qui joue 100% débranché et cherche la chaleur tradi­tion­nelle d'une dreadnought, regardez plutôt du côté du Seagull S6 ou de la Martin D-28 selon budget. La 214ce DLX n'a jamais cherché à rivaliser avec ces instruments sur leur terrain — elle joue la carte de la polyvalence et de la modernité, et c'est un choix assumé. De même, les guitaristes qui privilégient la puissance brute et le volume acoustique maximal pour le bluegrass flat-picking trouveront une dreadnought pure plus adaptée.

Verdict

La Taylor 214ce DLX n'est pas la guitare la plus caractérielle du marché, ni la moins chère, ni la plus vintage. C'est la plus honnête. Elle fait tout bien, vieillit bien, se revend bien, et ne vous obligera jamais à racheter un deuxième instrument pour « passer à l'étape suivante ». À 721€, c'est un des rares achats où la notion d'investissement à long terme se justifie objectivement. Si votre budget le permet et que vous voulez clore le débat du choix pour plusieurs années, elle mérite vraiment votre liste courte. Pour explorer d'autres options à prix similaire, consultez notre sélection d'accessoires qui prolongera la durée de vie de l'instrument.

Questions Fréquentes

La version DLX vaut-elle le supplément par rapport à la 214ce standard ?

Oui si l'esthétique compte pour vous (binding, incrustations) et si l'étui rigide est inclus dans le pack. Non si vous ne jouez que chez vous et que l'apparence vous laisse indifférent — le son est strictement identique entre les deux versions.

Peut-on utiliser la 214ce DLX sans l'amplifier ?

Bien sûr. Le préampli ES2 est passif au niveau du corps : il ne bride en rien la projection acoustique. Le volume débranché est légèrement inférieur à une dreadnought pure, mais reste tout à fait suffisant pour jouer seul ou en petit comité.

Comment vieillit le fond layered dans le temps ?

Beaucoup mieux qu'on ne l'imagine. Taylor maîtrise son procédé depuis des années : les couches sont stabilisées, résistent aux variations d'hygrométrie bien mieux que du massif, et conservent une belle tenue esthétique sur 15-20 ans. Le son évolue peu (contrairement au massif qui s'ouvre), ce qui peut être vu comme un avantage (stabilité) ou un inconvénient (pas de maturation magique).

Quel ampli choisir pour accompagner la 214ce DLX ?

Un bon ampli acoustique reste le choix de référence : AER Compact 60, Fishman Loudbox Mini, ou Roland AC-40 selon budget. Pour le home-studio, une interface audio correcte suffit — l'ES2 est naturellement pré-égalisé de façon neutre.

La fabrication mexicaine tient-elle face aux Taylor fabriquées à El Cajon ?

Depuis 2019, les Taylor 200 Series sortent de l'atelier de Tecate avec des tolérances de fabrication alignées sur celles d'El Cajon. Les machines à commandes numériques, le bois sélectionné et les contrôles qualité sont identiques. La différence tient désormais à la finition manuelle (plus présente sur les gammes USA) et non à la qualité structurelle.

Taylor 214ce DLX
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Taylor 214ce DLX

Grand Auditorium électro-acoustique · Épicéa Sitka massif · Sapele, touche ébène

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